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Stratégies marketing sur les réseaux sociaux : maîtriser la surcharge informationnelle
Alessandro Papamis à jour le 7 min de lecture

EN BREF
Éviter de publier trop de posts et miser sur des contenus de qualité est essentiel pour garder l'engagement. Les stories offrent une alternative plus spontanée et immédiate dans un monde numérique saturé, et permettent d'échanger de façon authentique avec le public sans alimenter la surcharge informationnelle.
Sujet de notre service Réseaux sociaux & contenus
Qu’est-ce que la surcharge informationnelle
C’est désormais évident : nous vivons tous dans une surcharge informationnelle permanente, un terme qui décrit la situation d’une personne ou d’un système qui reçoit plus d’informations qu’il ne peut en gérer ou en traiter efficacement à un moment donné. Ce phénomène peut se produire dans un contexte personnel comme professionnel, et il est devenu particulièrement important à l’ère numérique, où d’énormes quantités de données et d’informations sont accessibles d’un simple clic.
L’unicité
Nous nous souvenons tous de la « vache pourpre » de Seth Godin : elle représente l’idée d’être exceptionnel, unique et remarquable dans une mer d’uniformité. Dans un monde saturé d’informations et de contenus homogènes, être une « vache pourpre » signifie donc attirer l’attention efficacement et être mémorable pour le public.
Dans un monde numérique où les utilisateurs sont, comme nous l’avons dit, constamment bombardés d’une quantité infinie de contenus, être une « vache pourpre » sur les réseaux sociaux peut-il vraiment aider à émerger du bruit ?
En montrant ce qui rend votre entreprise ou votre marque unique, est-il donc encore possible de capter l’attention du public et de vous démarquer de la concurrence ?
Aujourd’hui plus que jamais, la surcharge informationnelle est un vrai problème, y compris de nature sociale. Les utilisateurs sont submergés par un flux continu de posts, dont beaucoup sont totalement inutiles et répétitifs. Pour lutter contre la surcharge informationnelle, il est essentiel de publier des contenus de qualité qui apportent de la valeur au public.
La qualité du contenu (au sens de la perception qu’on en a), la fréquence et le moment de publication influencent la façon dont le public perçoit les contenus sur les réseaux sociaux et interagit avec eux. Une stratégie de publication bien planifiée peut aider à éviter la surcharge informationnelle et à faire en sorte que le contenu atteigne le public au bon moment, ce qui augmente les chances d’engagement et de partage.
Et les événements en direct ?
Je vois beaucoup de profils et de pages qui, pendant les événements (et même les jours qui précèdent), se déchaînent littéralement en publiant des dizaines de contenus (surtout des posts). Cette activité entraîne une chute drastique du taux d’engagement de leur public : Facebook et consorts limitent déjà énormément la visibilité organique des contenus auprès des abonnés.
Publier trop en temps réel
Faible engagement – Publier trop sur une courte période peut être interprété, par le public mais aussi par les algorithmes eux-mêmes, comme du spam, ce qui pousse les gens à ignorer le contenu, voire à ne plus suivre la page ou le profil. Les abonnés peuvent aussi avoir du mal à suivre un tel rythme de publication. Cela peut réduire les chances d’interactions significatives, car les abonnés risquent simplement de faire défiler les posts sans y prêter attention. Il est important de garder un équilibre, en proposant des mises à jour en temps réel qui apportent de la valeur et captent l’attention, plutôt que d’inonder le fil des abonnés avec une quantité excessive de posts.
Comme nous l’avons dit quelques lignes plus haut, la qualité du contenu est toujours préférable à la quantité. Publier pour le plaisir de publier peut faire baisser le nombre d’abonnés si le contenu n’est pas pertinent ou de qualité.
La qualité avant la quantité – Une fréquence de publication élevée peut nuire à la qualité du contenu. Il est essentiel que chaque post soit bien pensé, pertinent et bien présenté, plutôt que publié à la hâte uniquement pour maintenir une présence en temps réel.
Le bon moment pour publier : publier aux heures de pointe, quand le public est le plus actif, peut augmenter la visibilité et l’engagement. Par exemple, beaucoup d’utilisateurs se connectent aux réseaux sociaux pendant la pause déjeuner ou en fin d’après-midi. Connaître et exploiter ces moments (nous disposons de nombreux outils pour analyser ces informations) peut faire une grande différence dans le niveau d’interaction que reçoivent les posts.
Un contenu pertinent : le contenu partagé doit être pertinent et intéressant pour le public. Apporter des informations utiles, du divertissement ou un éclairage unique peut encourager davantage d’interactions et de partages.
Une valeur ajoutée : les contenus de qualité apportent une valeur ajoutée au public, avec des informations utiles, du divertissement ou un point de vue unique. Cela peut augmenter l’engagement et inciter au partage.
Le professionnalisme : même réalisés avec un smartphone, les contenus peuvent être professionnels s’ils sont soignés. De bonnes pratiques d’éclairage, de montage et de narration peuvent nettement améliorer leur qualité.
Des plateformes adaptées : toutes les plateformes sociales ne se valent pas pour partager des contenus visuels. Des plateformes comme YouTube et Vimeo conviennent mieux aux vidéos de haute qualité, tandis qu’Instagram et TikTok peuvent être plus indulgents avec des contenus spontanés et authentiques. Choisir la bonne plateforme selon le type de contenu et le public cible peut augmenter les chances de succès du contenu.
Et les stories ?
Les posts et les stories sont deux façons différentes d’échanger avec le public. Alors que les posts sont une forme plus traditionnelle et permanente de partage de contenus, les stories sont conçues pour être plus éphémères et immédiates. Voici pourquoi ce que nous avons dit pour les posts peut ne pas s’appliquer aux stories, et quelles sont les principales différences :
- La durée – Les posts restent visibles sur le profil indéfiniment, sauf s’ils sont supprimés, tandis que les stories disparaissent au bout de 24 heures. Cette nature passagère rend les stories moins susceptibles de contribuer à la surcharge informationnelle, car les utilisateurs savent qu’elles sont temporaires et souvent plus personnelles ou immédiates.
- Un engagement informel – Les stories favorisent un engagement plus informel et spontané. Leur nature éphémère peut inciter les utilisateurs à interagir plus librement, sans la pression de la permanence associée aux posts. Cela peut aussi permettre aux entreprises de montrer un côté plus authentique et moins léché, qui peut être rafraîchissant au milieu de contenus très produits.
- La fréquence de publication – La fréquence de publication peut être perçue différemment pour les stories et pour les posts. Les utilisateurs peuvent attendre ou tolérer une fréquence plus élevée pour les stories, vu leur nature temporaire. De plus, comme les stories n’occupent pas de place dans le fil principal, elles risquent moins de contribuer à la surcharge informationnelle.
- Un contenu moins léché – Alors que les posts peuvent demander plus de soin dans leur création et leur présentation, les stories peuvent être plus spontanées et moins travaillées. Cela laisse plus de place à la créativité et à l’authenticité, ce qui peut plaire au public. En outre, leur côté plus décontracté permet une variété de contenus qui ne trouveraient pas forcément leur place dans les posts plus formels du fil principal.
- La vache pourpre – Même si la « vache pourpre » consiste à créer des contenus exceptionnels et mémorables, la manière d’exprimer cette unicité peut varier entre les posts et les stories. Les stories permettent une plus grande liberté d’expression et la possibilité d’expérimenter des contenus plus créatifs ou plus originaux, avec toujours pour objectif de se démarquer dans l’esprit du public.
En résumé, les stories offrent un support plus flexible et plus immédiat pour échanger avec le public. Alors que la stratégie pour les posts doit davantage tenir compte de la surcharge informationnelle et de l’unicité du contenu, les stories permettent plus de spontanéité et une interaction plus directe avec les utilisateurs, avec toujours l’objectif d’apporter de la valeur et d’être mémorable dans un monde numérique encombré.
Conclusion
Même si la publication en temps réel et le partage d’images pendant les événements peuvent créer de l’effervescence, il est essentiel de garder un équilibre. Veiller à ce que le contenu soit de qualité, publié au bon moment et en bonne quantité, permet une stratégie plus efficace pendant les événements.
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